Comment se cacher d’un vis-à-vis ?

Rien de plus frustrant que de disposer d’un jardin et de ne pas pouvoir en profiter à cause des regards indiscrets ! Fort heureusement, il existe de nombreux aménagements pour disposer d’un peu d’intimité. Plantations ou aménagements : voici des astuces simples et efficaces pour vous cacher du vis-à-vis !

Le vis-à-vis traditionnel

Pour déterminer comment cacher le vis-à-vis dans le jardin, il est indispensable de dresser un petit état des lieux.

  • S’agit-il d’un désagrément permanent : route fréquentée ou proximité de voisins présents toute l’année ? Ou d’un désagrément ponctuel ?
  • Souhaitez-vous une solution immédiate ou estimez-vous pouvoir prendre le temps de faire pousser une haie ?

En fonction de vos besoins, différentes options s’offrent à vous.

La haie

La plantation d’une haie a longtemps impliqué quelques années de patience pour disposer d’un espace bien protégé. De nombreuses jardineries proposent désormais des haies « prêtes à l’emploi » : des arbustes assortis, déjà bien développés. Il n’en demeure pas moins que votre haie aura besoin de prendre un peu d’épaisseur pour vous isoler totalement. Il demeure donc préférable d’associer la haie à un brise-vue. Bon marché et efficace, le polyéthylène est très répandu. Il est bien entendu possible de préférer les canisses ou le PVC.

Les panneaux

La solution la plus radicale pour cacher un vis-à-vis dans le jardin, c’est la pose de panneaux. Cette option n’en demeure pas moins esthétique, car vous pouvez dénicher de très beaux modèles, en bois brut ou en bois peint, notamment. Cet aménagement peut être complété par de grands bacs, qui vous permettront d’installer des plantes ornementales, pour une touche naturelle. À mi-chemin entre haie et panneaux classiques, les panneaux ajourés n’occultent pas totalement la vue. Ils offrent en revanche une structure d’appui à des plantes grimpantes.

Jouer avec l’aménagement du jardin

Il suffit parfois de quelques astuces pour se cacher du vis-à-vis. Parfois, tout n’est en effet qu’une question d’angle. Pour garantir votre intimité, il vous suffit alors de disposer adroitement votre cabanon de jardin ou de planter un bosquet. Plus original, mais tout aussi efficace : le mur décoratif. Autant d’options qui sont aussi de belles occasions de structurer votre espace extérieur. N’hésitez donc pas à prendre le temps de dresser un plan du jardin et de réfléchir à sa composition !

Le vis-à-vis en hauteur

Si vous disposez d’un jardin au rez-de-chaussée d’une résidence de plusieurs étages – ou si la villa des voisins compte un ou plusieurs étages – il est probable que vous soyez en proie à une interrogation : comment cacher un vis-à-vis en hauteur ? Suivant votre exposition et l’espace dont vous disposez, différentes solutions sont envisageables. La plus pratique et la plus rapide ? La voile d’ombrage. Très déco, facile à poser – ou à retirer – elle vous protège des regards indiscrets, mais aussi des UV et des intempéries. Vous pouvez également opter pour la pergola ou pour une variante plus légère, les câbles d’acier. Ces options vous permettent de combiner déco et végétaux, puisque ces structures peuvent supporter des plantations : jasmin, vigne ou rosiers grimpants, entre autres.

Comment faire un épouvantail

L’épouvantail est utilisé pour protéger le potager ou le verger des assauts des oiseaux. Traditionnellement, l’épouvantail est réalisé en bois et en paille, et habillé de vieux vêtements. Mais il existe de nombreuses alternatives simples, ludiques et tout aussi efficaces. Et si l’épouvantail tient toujours les oiseaux à bonne distance de vos plantations, il peut aussi apporter une jolie touche déco au jardin !

L’épouvantail traditionnel

Vous vous demandez comment fabriquer un épouvantail ? Rien de plus simple. Réquisitionnez quelques vieux vêtements et accessoires : bottes, jupe ou pantalon, chemise et chapeau, ainsi qu’un vieux sac de jute ou de tissu. Il vous faudra également deux piquets : l’un de 1,20 à 1,50 m et l’autre de 2 à 2,20 m, de la ficelle solide et de la paille.

  • Disposez les piquets en croix, en posant le piquet le plus petit à 50 cm de l’une des extrémités du plus grand. Nouez-les solidement.
  • Rassemblez la paille afin de réaliser des fagots. Assemblez-les à l’aide d’une ficelle attachée fermement.
  • Fixez les fagots sur les piquets, en les attachant avec de la ficelle.
  • Bourrez le sac de jute de paille et fixez-le au sommet de l’épouvantail.
  • Habillez ensuite votre épouvantail, en ajoutant de la paille si nécessaire.

Vous pouvez faire un épouvantail plus réaliste en disposant les accessoires : bottes et chapeau (pensez alors à fixer le chapeau et lester les bottes pour éviter qu’un coup de vent ne les emporte). Veiller à bien choisir l’emplacement de votre épouvantail, de préférence au milieu de la zone à protéger. Assurez-vous de le fixer solidement au sol, en l’enfonçant profondément dans la terre.

Des options originales

Si vous cherchez comment faire un épouvantail original, explorez la piste du recyclage. Un modèle « son et lumière » sera en effet diablement plus efficace pour tenir les oiseaux à bonne distance de vos plates-bandes. Pour cela, vous pouvez miser sur des matériaux bruyants et/ou réfléchissants :

  • ribambelle de bouteilles en plastique ;
  • morceaux de CD ;
  • canettes de soda.

Vous pouvez également détourner des pots de terre cuite.

Un mini-épouvantail pour un arbre fruitier

Certains arbres fruitiers sont plus exposés que d’autres. C’est notamment le cas du cerisier. Pour protéger vos fruits des oiseaux trop gourmands, vous pouvez opter pour un mini-épouvantail. Comment faire un petit épouvantail facile ? Tout simplement en recyclant un vieux CD !

  • Appliquez le CD sur un carton et reportez la forme à l’aide d’un crayon.
  • Dessinez deux oreilles et découpez le carton.
  • Peignez ou dessinez un visage de chat.
  • Collez cette tête de chat sur la face non réfléchissante du CD.
  • Percez un petit trou au sommet du crâne, passez une ficelle et accrochez votre mini-épouvantail dans votre arbre.

Pour un arbre grand et bien fourni, il peut être judicieux de prévoir 2 à 3 « chats ». Bien entendu, rien ne vous empêche de faire preuve d’imagination en utilisant d’autres personnages que le chat ! En automne, vous pouvez par exemple opter pour de mini-citrouilles. Ces Jack O’Lantern feront à la fois office d’épouvantails et de décorations d’Halloween !

Les jardins japonais : composition et caractéristiques

Le jardin japonais est une tradition qui remonte à l’Antiquité. Ode à la tranquillité et à l’harmonie, il fait désormais des adeptes dans le monde entier. Vous-même, vous vous laisseriez bien tenter ? Bonne nouvelle : nul besoin de grands espaces pour réaliser un jardin zen !

Les caractéristiques du jardin japonais

Si le jardin à la japonaise inspire la zénitude, c’est que c’est un espace harmonieux. Traditionnellement, il est supposé reproduire un paysage naturel nippon. On oubliera donc les lignes droites et la symétrie propres à notre jardin à la française, pour miser sur l’asymétrie. Dans un jardin japonais zen, les plantations alternent avec la décoration : statue de pierre ou simple rocher, plage de gravier ou de sable, lanternes… mais attention à ne pas céder à la tentation de l’accumulation ! Le jardin asiatique zen est avant tout sobre et épuré. Il s’agit donc de choisir les éléments de décoration avec parcimonie. Un seul élément est absolument incontournable : le point d’eau. Petit étang ou simple fontaine à bascule : le choix dépend avant tout de l’espace dont vous disposez.

Composer votre jardin

La composition d’un jardin japonais est une question d’équilibre entre espaces verts et décoration. Il est donc conseillé de procéder en dessinant un plan. Pour évoquer un espace naturel, on délimitera les contours du jardin avec des plantes à feuillage persistant – généralement du bambou, plante emblématique des jardins japonais. Dessinez des allées, qui chemineront entre zones plantées et éléments de décor. Pour une touche fonctionnelle et traditionnelle à la fois, misez sur le pas japonais blanc ou gris : ces dalles, qui se posent simplement à même la terre, apporteront une touche de caractère supplémentaire à votre composition.

Les éléments de décoration traditionnels

Outre le point d’eau, prévoyez un ou plusieurs rochers. Solidement ancré dans le sol, le rocher évoque les îles nippones. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on le trouve environné de sable et de gravier, sur lesquels on trace au râteau des motifs de vagues. Idéalement, vous devez d’ailleurs veiller à ce que le sable ou le gravier soit propre et orné de motifs bien visibles en permanence. Pour une composition digne d’un authentique jardin japonais, plantes et décors se doivent d’être organisés par nombres impairs, qui sont les nombres associés à la bonne fortune en Asie.

Les plantations

Un jardin de style japonais se distingue avant tout par son apparence naturelle. On oublie donc la pelouse occidentale, et l’on privilégie la mousse et les plantes couvrantes à feuillage persistant. Dans un bel espace, on plante des arbres, en misant sur les essences traditionnelles du pays du Soleil-Levant : le cerisier, bien sûr, mais aussi le pin ou l’érable du Japon. Les arbustes, tels le rhododendron, l’azalée et le magnolia, permettent de structurer l’espace, en variant les couleurs et les volumes. Outre les haies de bambous qui délimitent l’espace, vous pouvez ajouter une variété plus petite, située au niveau du point d’eau. Vous pouvez également oser le bonsaï, auquel vous consacrerez un bel espace pour le sublimer.

Planter et cultiver la lysimachia

Rustiques – mais aussi joyeuses et colorées – les fleurs de lysimaques font pétiller le jardin en été. Si la variété jaune est la plus connue, cette plante vivace se décline en espèces à la floraison et aux teintes variées. Cette jolie fleur est votre meilleure alliée pour embellir vos massifs, et sa culture est à la portée de tous, du jardinier néophyte au plus confirmé.

La fleur de lysimaque

La fleur de lysimaque (ou lysimachia) est une plante vivace que l’on trouve aussi bien en Europe qu’en Afrique. La plus connue est la lysimaque jaune, ou Lysimachia congestiflora. Avec son feuillage tendre et persistant, d’un beau vert soutenu, cette variété couvre-sol peut s’étaler sur 60 cm de large. Sa hauteur dépasse rarement 30 cm. Ses fleurs, composées de 5 pétales, affichent un cœur sombre et une teinte d’un jaune lumineux. On dénombre cependant 150 variétés de lysimachia, dont la couvrance, la hauteur et les teintes varient : de quoi réaliser de très belles harmonies dans le jardin.

Les caractéristiques de la fleur de lysimaque

Appréciant une exposition mi-ombre, mi-soleil, la plante lysimaque est traditionnellement utilisée pour mettre de la couleur dans les recoins du jardin. Lysimachia congestiflora est la variété la plus répandue, car on apprécie son abondante floraison jaune. De mai à septembre, les fleurs de lysimaques sont si nombreuses qu’elles finissent par masquer presque entièrement le feuillage. Pour varier vos compositions, vous pouvez opter pour des coloris plus chauds : couleur panachée d’Outback Sunset, teinte pourpre de la variété Midnight Sunset ou teinte quasiment noire du feuillage du Persian Chocolate. Autre variété bien aimée des jardiniers : Lysimachia nummularia, la célèbre herbe aux écus. Cette variété – plus haute et plus couvrante – fleurit au cœur de l’été. Quelle que soit sa variété, la lysimachia peut se révéler rapidement envahissante. On peut donc préférer la cultiver en pot, afin de limiter son expansion.

Plantation et soin

Cultiver la lysimachia

La lysimachia affectionne donc les emplacements mi-ombragés. Cette plante rustique – qui résiste jusqu’à une température de -7 °C – apprécie un sol basique, argileux et humide en permanence. En pleine terre, il est donc recommandé de la protéger en hiver. Pour cela, il vous suffira de recouvrir vos plants de feuilles mortes. Si vous optez pour une culture en pots, n’hésitez pas à les rentrer à l’abri du froid en hiver. La lysimachia est une plante peu exigeante : elle ne demande qu’un arrosage régulier, en particulier au cœur de l’été.

La multiplication

La durée de vie de la fleur des lysimaques ne dépasse pas quelques années. Il convient donc de renouveler vos plantations à intervalles réguliers. Vous pouvez procéder par division, au printemps, ou par semis, en récupérant les graines de la plante que vous stockerez à l’abri de la chaleur et de la lumière jusqu’au printemps suivant. Vous pouvez également opter pour les boutures. Procédez dans ce cas à la fin de l’été. Sélectionnez des tiges de 15 cm, en conservant les feuilles de l’extrémité. Placez-les dans un mélange sablonneux humide : elles produiront rapidement de nouvelles racines.

Planter et cultiver la sauge ananas

La sauge ananas est une plante originaire du Mexique. Si on l’adore dans le jardin – où sa floraison rouge apporte une agréable touche de couleur – on l’apprécie tout autant en cuisine. Elle tire en effet son nom commun de son petit goût fruité, qui apporte une succulente pointe d’exotisme à vos préparations culinaires.

La sauge ananas

La sauge ananas est dotée de feuilles d’un vert pâle, couvertes d’un fin duvet, qui contrastent joliment avec sa floraison flamboyante : des fleurs tubulaires rouges, groupées en épis. Cette plante vivace constitue donc un bel ornement dans le jardin. Lorsqu’elle est cultivée en pleine terre, sous un climat propice, elle peut facilement atteindre – voire dépasser – 1,20 m de hauteur. Si elle est idéale en massif, elle se prête tout autant à la culture en pot : c’est un excellent choix pour embellir la terrasse ou le balcon. Plante ornementale et aromatique à la fois, la sauge ananas mérite que vous la conserviez à portée de main lorsque vous cuisinez.

Les caractéristiques de la sauge ananas

On compte près de 800 variétés de sauge ananas (Salvia elegans). Parmi les plus remarquables, on peut retenir :

  • la Scarlet Pineapple, à la floraison imposante ;
  • la Tangerine, à la senteur évoquant la mandarine ;
  • l’Honigmelonsalbei, à la senteur évoquant le melon.

En cuisine, les utilisations de la sauge ananas sont très variées. Elle peut servir à aromatiser vos préparations, de l’entrée au dessert. Non seulement elle apportera une saveur exotique subtile, mais elle se révélera aussi très décorative. On l’utilise aussi pour préparer thés et tisanes. On la récolte au fur et à mesure de ses besoins, en automne et en hiver, ou on la congèle dans un bac à glaçons. En revanche, on évitera de la faire sécher, car elle perdrait toute sa saveur. Il est à noter qu’une certaine prudence s’impose, puisque la consommation excessive de sauge est déconseillée aux femmes enceintes, à celles qui allaitent ainsi qu’à celles atteintes d’un cancer du sein.

Plantation et soin

En pleine terre ou en pot ?

La sauge ananas n’apprécie guère le froid : elle ne résiste pas à des températures plus fraîches que -5 à -7 °C. Si vous vivez dans une région froide, il est donc recommandé d’opter pour une culture en pot. En pleine terre ou en pot, la sauge ananas s’accommode de tout type de sol, pourvu qu’il soit léger et bien drainé. Vous devez simplement veiller à lui offrir un emplacement bien ensoleillé. La première année est la plus délicate : veillez à l’arroser régulièrement et à tenir l’herbe à bonne distance. L’idéal est donc de la pailler.

L’entretien

L’entretien de la sauge ananas est simple et peu contraignant. Cette plante se contente en effet d’un arrosage modéré et d’un apport de compost ou d’engrais réguliers. La taille de la sauge ananas s’effectue après la floraison, à la fin de l’hiver ou au début du printemps. Vous pouvez procéder à une multiplication par bouturage (en août) ou par division d’une souche ancienne (au printemps).

Planter et cultiver l’agave

L’agave est une succulente qui déploie une silhouette élégante et graphique que l’on retrouve fréquemment dans le sud de la France. Cette plante vient pourtant des régions désertiques d’Amérique du Sud. Rustique et élégante, elle se cultive aussi bien en pot qu’en pleine terre.

L’agave

L’agave fait partie de la famille des Agacées. Cousine du yucca, cette succulente pullule dans les régions rocailleuses et désertiques du Mexique. Il est donc courant d’entendre dire que c’est une plante mexicaine. Il est vrai que l’agave bleu du Mexique est particulièrement célèbre, puisqu’elle sert à préparer la tequila. On compte pourtant près de 200 espèces différentes, dont certaines sont originaires des États-Unis ou des Antilles. L’agave se distingue à sa forme ronde et à ses feuilles incurvées charnues, larges à la base, bien ancrées, et plus ou moins épinées. En fonction de la variété, sa taille peut varier de 15 cm à plusieurs mètres de hauteur, et sa teinte varie d’un gris bleuté à un vert marbré.

Les caractéristiques de l’agave

L’agave est une plante semi-rustique : adaptée à un climat aride, elle peut résister au froid jusqu’à -10 °C, à condition toutefois que l’épisode soit bref et ponctuel. Sa durée de vie varie de 10 à 40 ans en fonction des espèces. Sa forme lui vaut parfois d’être confondue avec l’aloès, et ses épines puissantes, d’être appelée à tort cactus agave. L’agave d’Amérique est le plus répandu dans les jardins méditerranéens. Malgré un climat clément, le fruit d’agave peine parfois à arriver à maturité, ce qui accélère le phénomène de reproduction par rejet. La plante peut alors se révéler envahissante. L’agave du Mexique, Agave attenuata, ne présente que peu d’épines : on l’apprécie donc tout particulièrement le long des allées. La particularité de cette plante grasse demeure sa floraison spectaculaire : elle ne se produit qu’une seule fois, lorsque la plante arrive à maturité. Ses fleurs jaunes tubulaires annoncent d’ailleurs la mort prochaine de la plante.

Plantation et soin

En pleine terre

En France, l’agave se cultive en pleine terre principalement dans le sud, où elle s’associe bien aux palmiers. Elle sera à son aise sur une terre aride, éventuellement pentue. On la plante au printemps, dans un sol bien drainé. On prépare un trou généreux (80 cm de profondeur) et si nécessaire, on y installe un tapis de galets et de sable. Remplissez d’un mélange terre/sable. Une fois le plant en terre, évitez de l’arroser immédiatement. Il est par ailleurs conseillé de l’entourer de gravier, qui drainera l’eau tout en restituant de la chaleur à la plante. Arrosez avec parcimonie, en laissant la terre sécher complètement entre deux arrosages.

En pot

Dans les régions froides, on privilégie une culture en pot, ce qui permet de rentrer la plante en hiver. L’agave étant une succulente, vulnérable à la pourriture, on veillera à lui fournir un contenant bien drainé et une terre filtrante, en mélangeant du terreau et du sable à parts égales. En pot, l’entretien de l’agave est un peu plus contraignant qu’en pleine terre, puisqu’il convient de la rempoter au fur et à mesure de sa croissance.

Maladies des rosiers : comment les identifier ? Quel traitement ?

Le rosier est une plante sensible qui demande de l’attention pour le conserver en pleine forme. Taches noires, rouille, pucerons… Le rosier peut être attaqué sans pour autant succomber. Adoptez les bons gestes pour fleurir votre jardin ou votre balcon avec des fleurs éclatantes de vie !

Les différentes affections du rosier : comment les identifier et les éviter ?

La maladie des rosiers regroupe plusieurs affections. En effet, les rosiers sont des espèces végétales sensibles qui peuvent être touchées par certaines maladies. On les remarque facilement en observant notamment les feuilles. Les variations climatiques, en particulier l’alternance de chaleur et de pluie, sont généralement à l’origine de l’apparition des maladies. Les rosiers avec des taches noires sont affectés par le marsonia, qui provoque aussi une chute des feuilles. La maladie des rosiers entraînant des trous dans les feuilles n’en est pas vraiment une : il s’agit surtout d’abeilles ou de chenilles qui viennent grignoter les feuilles. Les pustules de couleur rouille sont le signe d’une affection nommée rouille du rosier. L’oïdium, de son côté, recouvre les feuilles et les jeunes pousses d’un feutrage blanc en cas de forte exposition au soleil dans un environnement clair (avec un muret blanc derrière, par exemple).

Pour éviter la maladie des rosiers, pensez à les planter dans un endroit ensoleillé, sur un sol neutre à légèrement acide. Mieux vaut planter vos rosiers dans un espace où ce type d’espèce végétale n’a pas été déjà planté. Il est aussi conseillé d’ajouter certaines plantes – dites plantes compagnes – à proximité des rosiers. La lavande, l’armoise et le romarin repoussent les insectes ravageurs, et les alliums sont idéaux pour lutter contre l’oïdium et le marsonia. Ainsi, vous offrez une première barrière de protection à vos rosiers. Si vous devez réaliser un traitement des rosiers atteints d’une affection, veillez à laver les outils pour éviter de transmettre des maladies à vos autres rosiers.

La lutte contre les affections du rosier

Souvent, il est possible de détecter une maladie du rosier avec une photo. En un clin d’œil, vous saurez en regardant sur internet de quoi est affecté votre rosier. Pour le traitement, il existe différentes méthodes, mais un produit naturel pour traiter les rosiers reste le meilleur remède. La décoction de prêle est notamment idéale pour lutter contre le marsonia et la rouille du rosier. Pour venir à bout de l’oïdium, vous pouvez utiliser du lait ou du bicarbonate de soude. Un rosier présentant des feuilles vert pâle peut être en manque de fer : un apport d’engrais naturel suffit à lui redonner de la vigueur. Le savon noir est souvent utilisé pour lutter contre les pucerons et les chenilles.

Si la maladie des rosiers affecte encore votre plante, il existe aussi d’autres traitements fongicides qui présentent cependant des inconvénients pour l’environnement. La bouillie bordelaise est un mélange autorisé en agriculture biologique, mais attention, elle est considérée comme toxique. Le cuivre, utilisé en trop grande quantité, entraîne une pollution des sols. Vous avez alors deux solutions : l’utiliser de manière ponctuelle en dernier recours contre l’oïdium ou ôter les plantes atteintes, en plaçant en quarantaine les sols et plantes aux alentours pendant quelques mois.

Fiche conseil : comment faire une bouture de bambou ?

Le bambou est une plante graminée arborescente qu’on trouve surtout dans les régions chaudes. Son esthétique apporte une touche d’exotisme dans un jardin, sur une terrasse ou un balcon. Le bouturage permet de multiplier les végétaux par boutures et d’éviter l’envahissement du bambou dans votre espace.

La bouture et ses avantages pour gagner de la place

Vous avez du bambou dans votre espace vert ou dans un pot ? Réaliser une bouture est idéal pour le planter ailleurs.

La bouture, qu’est-ce que c’est ?

Réaliser une bouture de bambou est intéressant si vos plants prennent un peu trop de place au fond du jardin ou s’ils sont trop touffus en pot. La bouture est une méthode qui permet de prélever et de diviser des rhizomes (tiges souterraines vivaces) afin de multiplier les plants de bambou. Pratique, vous pouvez obtenir de nouveaux plants que vous pourrez offrir à vos proches ou placer dans un autre endroit. Pour savoir comment faire des boutures de bambou, suivez nos conseils pour prélever d’abord un rhizome. À savoir : on s’intéresse ici au bambou traçant qui possède des rhizomes leptomorphes, dont la croissance horizontale permet au bambou de s’étendre en surface.

Comment prélever un rhizome ?

La bouture doit être effectuée de préférence au début du printemps pour éviter les fortes gelées. Mais n’attendez pas trop, il ne faut pas voir les nouveaux bourgeons sortir à partir du rhizome, cela signifie qu’ils se développent déjà. Petit conseil : il est indispensable de prélever des rhizomes qui ont entre deux et quatre ans. Le prélèvement du rhizome s’effectue en deux temps : tout d’abord, vous devez le dégager délicatement de la terre, celle-ci devant de préférence être humide. Coupez un bout du rhizome, environ une trentaine de centimètres. Veillez à ce qu’il possède quelques bourgeons. Une fois cette action réalisée, vous pourrez réaliser une bouture.

Replanter du rhizome pour obtenir de nouveaux bambous

Une fois votre rhizome prélevé, vous pouvez réaliser votre bouture de bambou, en pot ou en pleine terre.

Réaliser une bouture en pot

Si on est tenté de réaliser une bouture dans l’eau, l’idéal est de planter le rhizome à l’horizontale dans un mélange de terreau (environ deux tiers) et de sable (un tiers). Si vous vous demandez quelles plantes bouturer dans l’eau, sachez qu’il s’agit plutôt du géranium, du bégonia et du papyrus. Mettez les bourgeons vers le haut et recouvrez votre rhizome de plusieurs centimètres du mélange de terreau et de sable. Concernant l’eau, vous pouvez arroser environ tous les 10 jours. Dès que vous voyez des pousses apparaître, vous pouvez les extraire et repiquer le bambou dans un pot.

Bouture en terre : multiplier le bambou dans votre jardin

Si vous avez un jardin, vous pouvez directement effectuer la bouture dans la terre. Il suffit de creuser une rigole d’une bonne dizaine de centimètres de profondeur et de disposer le rhizome avec les bourgeons vers le haut. Ensuite, recouvrez de terre et arrosez régulièrement, avec modération pour éviter de faire pourrir votre nouvelle plantation. Grâce à la bouture, en quelques semaines, vous pourrez obtenir de jeunes pousses qui décoreront à leur tour votre jardin.

Fiche conseils : comment bien arroser ses tomates ?

Vous souhaitez faire pousser des tomates pour réaliser de belles salades en été ? Si l’ensoleillement est primordial pour obtenir de belles tomates bien rouges, l’eau est aussi indispensable. L’arrosage des tomates doit être rigoureux : ni trop d’eau ni pas assez. Découvrez nos conseils pour déguster de bonnes tomates !

L’eau, un élément à la fois bénéfique et néfaste pour les tomates

Pour faire pousser des tomates, l’eau est nécessaire, mais elle peut provoquer des conséquences négatives.

Le choix des tomates dans un potager

Les tomates sont des légumes très appréciés qu’on aime particulièrement planter dans un potager. Dans un jardin, sur un balcon ou une terrasse, les tomates ont la cote et finissent rapidement dans notre assiette, apportant une belle touche déco. On aime profiter de leur fraîcheur et de leur douce saveur sucrée, dont les enfants raffolent particulièrement. Pour faire pousser de belles tomates, il faut deux éléments principaux : le soleil et l’eau. Si vous ne pouvez pas faire grand-chose pour le premier, l’arrosage peut être facilement maîtrisé ; l’entretien de la tomate requiert juste quelques précautions.

L’eau, un risque pour la santé des tomates

Si l’eau permet aux tomates de se développer, elle comporte aussi un risque si l’humidité est trop importante. Les plants de tomates possèdent de profondes racines qui leur permettent de chercher l’eau en profondeur. En cas de trop grande humidité, deux problèmes peuvent apparaître : l’apparition de champignons et le pourrissement des racines. En effet, si les feuilles des tomates sont arrosées, les tomates peuvent être touchées par une maladie fongique (causée par des champignons). Le mildiou et le botrytis sont connus pour attaquer les tiges, les feuilles et les tomates et peuvent anéantir une récolte entière. Feuille jaune de la tomate, traces blanches, pourrissement… Il existe des solutions concernant l’arrosage des tomates pour éviter l’apparition de maladies.

Les techniques pour arroser les tomates

L’entretien des tomates demande de l’attention et une méthode bien précise.

Les périodes d’arrosage des tomates

Quand arroser les tomates ? Régulièrement ! Ces légumes ont besoin de beaucoup d’eau, mais attention, il est indispensable de les arroser avec précaution. L’idéal est d’apporter de l’eau le soir, pour éviter l’évaporation trop rapide, et dès que la terre vous paraît trop sèche. Si les feuilles sont un peu humidifiées malgré vos précautions, elles pourront sécher dans la journée. La fréquence d’arrosage sera plus intense si les légumes sont plantés dans des pots. En pleine terre, les racines des tomates peuvent capter l’eau des profondeurs. Enfin, utilisez un paillage pour conserver la fraîcheur du substrat : vous pourrez ainsi économiser de l’eau.

Les techniques pour obtenir des fruits sains

Pour l’arrosage des tomates, vous pouvez apporter de l’eau aux pieds et autour des plants avec une pomme d’arrosoir. L’eau se dépose ainsi en fine pluie et humidifie la terre sans toucher les feuilles. Pour davantage de praticité, vous pouvez opter pour l’arrosage au goutte-à-goutte. Ce système permet d’arroser régulièrement les tomates, sans vous en soucier, même si vous partez en vacances. L’équipement se raccorde à un robinet ou une cuve à eau. L’entretien est facilité et les plants profitent d’un arrosage fréquent, dès que la terre est sèche.

Quel aménagement pour un petit jardin ?

aménagement petit jardin

Avoir un espace comme une terrasse ou une superficie enherbée à côté de son logement permet de créer facilement un petit jardin. Vous serez ravi(e) de pouvoir profiter d’un espace vert que vous pourrez entretenir au quotidien ! Que vous ayez la main verte ou non, découvrez nos astuces pour avoir un jardin réduit mais agréable.

Les points essentiels à prendre en compte avant l’aménagement

Certains éléments doivent être considérés avant de profiter d’un bel espace vert. Il est important de bien se renseigner sur l’environnement dont vous disposez afin de bénéficier d’un jardin en pleine forme.

L’espace, un critère de taille

Pour créer un véritable espace de détente et de loisirs, il est primordial de prendre en compte la superficie dont vous disposez. Entre une terrasse et un jardin de 50 m², il y a une grande différence, et vous ne pourrez pas installer les mêmes plantes ni les mêmes équipements ! Mais rien n’est perdu : par exemple, pour aménager un petit jardin de 20 m², il suffit de faire preuve d’ingéniosité et d’optimiser l’espace. II s’agit de jouer avec les matériaux, les couleurs, les plantes et les différentes perspectives pour réinventer son jardin.

L’exposition, le type de sol et le climat

Posséder un espace exposé nord ou sud aura un impact sur le choix des espèces végétales à planter. De même, il est nécessaire de s’intéresser au climat de la région (continental, océanique, méditerranéen…) et au type de sol. Certaines plantes ne sont pas adaptées à l’ombre ou au soleil, et ne supportent pas le froid. Par ailleurs, une terre calcaire ne peut pas accueillir les mêmes espèces végétales qu’un sol argileux ou sableux.

Le poids des éléments

Ce point concerne l’aménagement d’un petit jardin sur une terrasse. Dans ce cas, il faut vérifier que la terrasse est capable de supporter le poids de certains éléments comme les pots, les arbustes, les sièges, les tables, les équipements de jardinage… Pensez aussi à accrocher vos jardinières à l’intérieur pour éviter les risques de chute, ou à les poser sur la terrasse. Vous pourrez profiter d’un jardin en toute sécurité, et l’aménager comme bon vous semble !

Comment organiser un petit jardin ?

Un espace de détente avec différentes fonctions, de la décoration originale, des petits détails qui vous ressemblent, vous en rêvez ? Alors, suivez le guide !

Créer différents espaces de vie

Déterminez avant tout les différentes fonctions que vous souhaitez avoir pour l’aménagement du petit jardin. Même si vous avez un petit jardin de ville, tout est possible ! L’idée est de structurer au mieux l’espace pour profiter de chaque mètre carré. Vous pouvez créer un petit potager, un espace de jeux, un coin repas, une zone de détente… Les enfants et les adultes y trouvent leur compte. Il est préférable de relier les îlots par des allées sans barrières pour éviter de « casser » visuellement l’espace. Enfin, ne chargez pas le cœur du jardin pour garder un large champ visuel depuis votre habitation.

Opter pour une décoration harmonieuse

Quel que soit le style de votre jardin, restez dans la simplicité pour éviter de complexifier l’espace. Un dallage uni et de couleur claire est idéal pour donner une plus grande impression d’espace. Si vous souhaitez mettre de la couleur, restez cohérent(e) quant aux coloris. La déco d’un petit jardin doit apporter une bonne clarté visuelle pour profiter d’un espace homogène. Il est donc intéressant de conserver une certaine harmonie avec des pots du même matériau, des meubles avec des coloris similaires, des allées semblables… Surtout, privilégiez la périphérie du jardin pour ouvrir l’espace.

Zoom sur les détails et le mobilier

Pour donner l’illusion d’un plus grand jardin, l’astuce est de poser un grand miroir contre le mur de la maison ou de l’appartement. Profitez de la verticalité pour oser les plantes grimpantes : pratiques, elles habillent un mur et donnent du peps à votre petit jardin de ville. Pensez aussi à cacher les barrières avec des haies car, en dissimulant les limites du jardin, vous donnez une impression de prolongement de l’espace. Le mobilier doit être multifonction : le dessous d’un banc peut abriter des rangements, un bac à sable fermé peut servir de table basse… Optez pour des tables et des chaises pliantes afin de gagner de la place pour vos activités.

Un choix de plantes adaptées

Les plantes offrent un bol d’air frais et une vision apaisante dont il serait dommage de se priver. Optez pour des espèces végétales adaptées à votre petit jardin !

Des fleurs en fonction de l’exposition

S’il faut prendre en compte la nature du sol et le climat, le choix des plantes va surtout s’effectuer en fonction de l’exposition de votre espace. Vous avez envie de mettre de la couleur ? Tout est permis ! Optez pour de jolies fleurs au premier plan de votre jardin. Pour un espace ensoleillé, optez pour des plantes qui supportent bien la chaleur comme le géranium, la lavande, l’anthémis, l’euryops… Fleurir un espace ombragé est possible avec le fuchsia, le pachysandra, le gloxinia et le bégonia. Ces espèces se développent sans problème à l’ombre.

Un choix de massifs peu volumineux

L’aménagement d’un petit jardin passe par une structuration de l’espace avec des espèces végétales adaptées. Le deuxième plan de votre jardin peut être décoré avec des massifs et des arbustes. Pensez à l’hortensia et aux céanothes pour créer un magnifique massif qui se développera peu. Du côté des arbustes, vous avez le choix entre plusieurs espèces qui ne dépasseront pas un mètre de hauteur. Le buis commun, le genévrier commun, l’escallonia et le chèvrefeuille sont des arbustes persistants qui participeront notamment à la déco du petit jardin.

Les arbres fruitiers, un choix gourmand

L’aménagement d’un petit jardin de 40 m², par exemple, est un défi de taille quand on souhaite avoir des arbres. Pourtant, vous pouvez vous tourner vers des espèces d’arbres fruitiers, car il existe de nouvelles variétés miniatures. Il est intéressant de les planter en arrière-plan, dans un coin comme l’angle d’un mur pour ne pas empiéter sur le cœur du jardin. Les arbres fruitiers nains ne dépassent pas les deux mètres à maturité. Vous avez le choix entre le cerisier, l’abricotier, le prunier ou le pommier nains, le figuier « Ice Crystal »…

Avec quelques astuces, de la patience et de l’imagination, vous pouvez facilement transformer votre jardin en un véritable petit coin de paradis !