Planter et cultiver la lysimachia

Rustiques – mais aussi joyeuses et colorées – les fleurs de lysimaques font pétiller le jardin en été. Si la variété jaune est la plus connue, cette plante vivace se décline en espèces à la floraison et aux teintes variées. Cette jolie fleur est votre meilleure alliée pour embellir vos massifs, et sa culture est à la portée de tous, du jardinier néophyte au plus confirmé.

La fleur de lysimaque

La fleur de lysimaque (ou lysimachia) est une plante vivace que l’on trouve aussi bien en Europe qu’en Afrique. La plus connue est la lysimaque jaune, ou Lysimachia congestiflora. Avec son feuillage tendre et persistant, d’un beau vert soutenu, cette variété couvre-sol peut s’étaler sur 60 cm de large. Sa hauteur dépasse rarement 30 cm. Ses fleurs, composées de 5 pétales, affichent un cœur sombre et une teinte d’un jaune lumineux. On dénombre cependant 150 variétés de lysimachia, dont la couvrance, la hauteur et les teintes varient : de quoi réaliser de très belles harmonies dans le jardin.

Les caractéristiques de la fleur de lysimaque

Appréciant une exposition mi-ombre, mi-soleil, la plante lysimaque est traditionnellement utilisée pour mettre de la couleur dans les recoins du jardin. Lysimachia congestiflora est la variété la plus répandue, car on apprécie son abondante floraison jaune. De mai à septembre, les fleurs de lysimaques sont si nombreuses qu’elles finissent par masquer presque entièrement le feuillage. Pour varier vos compositions, vous pouvez opter pour des coloris plus chauds : couleur panachée d’Outback Sunset, teinte pourpre de la variété Midnight Sunset ou teinte quasiment noire du feuillage du Persian Chocolate. Autre variété bien aimée des jardiniers : Lysimachia nummularia, la célèbre herbe aux écus. Cette variété – plus haute et plus couvrante – fleurit au cœur de l’été. Quelle que soit sa variété, la lysimachia peut se révéler rapidement envahissante. On peut donc préférer la cultiver en pot, afin de limiter son expansion.

Plantation et soin

Cultiver la lysimachia

La lysimachia affectionne donc les emplacements mi-ombragés. Cette plante rustique – qui résiste jusqu’à une température de -7 °C – apprécie un sol basique, argileux et humide en permanence. En pleine terre, il est donc recommandé de la protéger en hiver. Pour cela, il vous suffira de recouvrir vos plants de feuilles mortes. Si vous optez pour une culture en pots, n’hésitez pas à les rentrer à l’abri du froid en hiver. La lysimachia est une plante peu exigeante : elle ne demande qu’un arrosage régulier, en particulier au cœur de l’été.

La multiplication

La durée de vie de la fleur des lysimaques ne dépasse pas quelques années. Il convient donc de renouveler vos plantations à intervalles réguliers. Vous pouvez procéder par division, au printemps, ou par semis, en récupérant les graines de la plante que vous stockerez à l’abri de la chaleur et de la lumière jusqu’au printemps suivant. Vous pouvez également opter pour les boutures. Procédez dans ce cas à la fin de l’été. Sélectionnez des tiges de 15 cm, en conservant les feuilles de l’extrémité. Placez-les dans un mélange sablonneux humide : elles produiront rapidement de nouvelles racines.

Planter et cultiver la sauge ananas

La sauge ananas est une plante originaire du Mexique. Si on l’adore dans le jardin – où sa floraison rouge apporte une agréable touche de couleur – on l’apprécie tout autant en cuisine. Elle tire en effet son nom commun de son petit goût fruité, qui apporte une succulente pointe d’exotisme à vos préparations culinaires.

La sauge ananas

La sauge ananas est dotée de feuilles d’un vert pâle, couvertes d’un fin duvet, qui contrastent joliment avec sa floraison flamboyante : des fleurs tubulaires rouges, groupées en épis. Cette plante vivace constitue donc un bel ornement dans le jardin. Lorsqu’elle est cultivée en pleine terre, sous un climat propice, elle peut facilement atteindre – voire dépasser – 1,20 m de hauteur. Si elle est idéale en massif, elle se prête tout autant à la culture en pot : c’est un excellent choix pour embellir la terrasse ou le balcon. Plante ornementale et aromatique à la fois, la sauge ananas mérite que vous la conserviez à portée de main lorsque vous cuisinez.

Les caractéristiques de la sauge ananas

On compte près de 800 variétés de sauge ananas (Salvia elegans). Parmi les plus remarquables, on peut retenir :

  • la Scarlet Pineapple, à la floraison imposante ;
  • la Tangerine, à la senteur évoquant la mandarine ;
  • l’Honigmelonsalbei, à la senteur évoquant le melon.

En cuisine, les utilisations de la sauge ananas sont très variées. Elle peut servir à aromatiser vos préparations, de l’entrée au dessert. Non seulement elle apportera une saveur exotique subtile, mais elle se révélera aussi très décorative. On l’utilise aussi pour préparer thés et tisanes. On la récolte au fur et à mesure de ses besoins, en automne et en hiver, ou on la congèle dans un bac à glaçons. En revanche, on évitera de la faire sécher, car elle perdrait toute sa saveur. Il est à noter qu’une certaine prudence s’impose, puisque la consommation excessive de sauge est déconseillée aux femmes enceintes, à celles qui allaitent ainsi qu’à celles atteintes d’un cancer du sein.

Plantation et soin

En pleine terre ou en pot ?

La sauge ananas n’apprécie guère le froid : elle ne résiste pas à des températures plus fraîches que -5 à -7 °C. Si vous vivez dans une région froide, il est donc recommandé d’opter pour une culture en pot. En pleine terre ou en pot, la sauge ananas s’accommode de tout type de sol, pourvu qu’il soit léger et bien drainé. Vous devez simplement veiller à lui offrir un emplacement bien ensoleillé. La première année est la plus délicate : veillez à l’arroser régulièrement et à tenir l’herbe à bonne distance. L’idéal est donc de la pailler.

L’entretien

L’entretien de la sauge ananas est simple et peu contraignant. Cette plante se contente en effet d’un arrosage modéré et d’un apport de compost ou d’engrais réguliers. La taille de la sauge ananas s’effectue après la floraison, à la fin de l’hiver ou au début du printemps. Vous pouvez procéder à une multiplication par bouturage (en août) ou par division d’une souche ancienne (au printemps).

Planter et cultiver l’agave

L’agave est une succulente qui déploie une silhouette élégante et graphique que l’on retrouve fréquemment dans le sud de la France. Cette plante vient pourtant des régions désertiques d’Amérique du Sud. Rustique et élégante, elle se cultive aussi bien en pot qu’en pleine terre.

L’agave

L’agave fait partie de la famille des Agacées. Cousine du yucca, cette succulente pullule dans les régions rocailleuses et désertiques du Mexique. Il est donc courant d’entendre dire que c’est une plante mexicaine. Il est vrai que l’agave bleu du Mexique est particulièrement célèbre, puisqu’elle sert à préparer la tequila. On compte pourtant près de 200 espèces différentes, dont certaines sont originaires des États-Unis ou des Antilles. L’agave se distingue à sa forme ronde et à ses feuilles incurvées charnues, larges à la base, bien ancrées, et plus ou moins épinées. En fonction de la variété, sa taille peut varier de 15 cm à plusieurs mètres de hauteur, et sa teinte varie d’un gris bleuté à un vert marbré.

Les caractéristiques de l’agave

L’agave est une plante semi-rustique : adaptée à un climat aride, elle peut résister au froid jusqu’à -10 °C, à condition toutefois que l’épisode soit bref et ponctuel. Sa durée de vie varie de 10 à 40 ans en fonction des espèces. Sa forme lui vaut parfois d’être confondue avec l’aloès, et ses épines puissantes, d’être appelée à tort cactus agave. L’agave d’Amérique est le plus répandu dans les jardins méditerranéens. Malgré un climat clément, le fruit d’agave peine parfois à arriver à maturité, ce qui accélère le phénomène de reproduction par rejet. La plante peut alors se révéler envahissante. L’agave du Mexique, Agave attenuata, ne présente que peu d’épines : on l’apprécie donc tout particulièrement le long des allées. La particularité de cette plante grasse demeure sa floraison spectaculaire : elle ne se produit qu’une seule fois, lorsque la plante arrive à maturité. Ses fleurs jaunes tubulaires annoncent d’ailleurs la mort prochaine de la plante.

Plantation et soin

En pleine terre

En France, l’agave se cultive en pleine terre principalement dans le sud, où elle s’associe bien aux palmiers. Elle sera à son aise sur une terre aride, éventuellement pentue. On la plante au printemps, dans un sol bien drainé. On prépare un trou généreux (80 cm de profondeur) et si nécessaire, on y installe un tapis de galets et de sable. Remplissez d’un mélange terre/sable. Une fois le plant en terre, évitez de l’arroser immédiatement. Il est par ailleurs conseillé de l’entourer de gravier, qui drainera l’eau tout en restituant de la chaleur à la plante. Arrosez avec parcimonie, en laissant la terre sécher complètement entre deux arrosages.

En pot

Dans les régions froides, on privilégie une culture en pot, ce qui permet de rentrer la plante en hiver. L’agave étant une succulente, vulnérable à la pourriture, on veillera à lui fournir un contenant bien drainé et une terre filtrante, en mélangeant du terreau et du sable à parts égales. En pot, l’entretien de l’agave est un peu plus contraignant qu’en pleine terre, puisqu’il convient de la rempoter au fur et à mesure de sa croissance.