Comment se cacher d’un vis-à-vis ?

Rien de plus frustrant que de disposer d’un jardin et de ne pas pouvoir en profiter à cause des regards indiscrets ! Fort heureusement, il existe de nombreux aménagements pour disposer d’un peu d’intimité. Plantations ou aménagements : voici des astuces simples et efficaces pour vous cacher du vis-à-vis !

Le vis-à-vis traditionnel

Pour déterminer comment cacher le vis-à-vis dans le jardin, il est indispensable de dresser un petit état des lieux.

  • S’agit-il d’un désagrément permanent : route fréquentée ou proximité de voisins présents toute l’année ? Ou d’un désagrément ponctuel ?
  • Souhaitez-vous une solution immédiate ou estimez-vous pouvoir prendre le temps de faire pousser une haie ?

En fonction de vos besoins, différentes options s’offrent à vous.

La haie

La plantation d’une haie a longtemps impliqué quelques années de patience pour disposer d’un espace bien protégé. De nombreuses jardineries proposent désormais des haies « prêtes à l’emploi » : des arbustes assortis, déjà bien développés. Il n’en demeure pas moins que votre haie aura besoin de prendre un peu d’épaisseur pour vous isoler totalement. Il demeure donc préférable d’associer la haie à un brise-vue. Bon marché et efficace, le polyéthylène est très répandu. Il est bien entendu possible de préférer les canisses ou le PVC.

Les panneaux

La solution la plus radicale pour cacher un vis-à-vis dans le jardin, c’est la pose de panneaux. Cette option n’en demeure pas moins esthétique, car vous pouvez dénicher de très beaux modèles, en bois brut ou en bois peint, notamment. Cet aménagement peut être complété par de grands bacs, qui vous permettront d’installer des plantes ornementales, pour une touche naturelle. À mi-chemin entre haie et panneaux classiques, les panneaux ajourés n’occultent pas totalement la vue. Ils offrent en revanche une structure d’appui à des plantes grimpantes.

Jouer avec l’aménagement du jardin

Il suffit parfois de quelques astuces pour se cacher du vis-à-vis. Parfois, tout n’est en effet qu’une question d’angle. Pour garantir votre intimité, il vous suffit alors de disposer adroitement votre cabanon de jardin ou de planter un bosquet. Plus original, mais tout aussi efficace : le mur décoratif. Autant d’options qui sont aussi de belles occasions de structurer votre espace extérieur. N’hésitez donc pas à prendre le temps de dresser un plan du jardin et de réfléchir à sa composition !

Le vis-à-vis en hauteur

Si vous disposez d’un jardin au rez-de-chaussée d’une résidence de plusieurs étages – ou si la villa des voisins compte un ou plusieurs étages – il est probable que vous soyez en proie à une interrogation : comment cacher un vis-à-vis en hauteur ? Suivant votre exposition et l’espace dont vous disposez, différentes solutions sont envisageables. La plus pratique et la plus rapide ? La voile d’ombrage. Très déco, facile à poser – ou à retirer – elle vous protège des regards indiscrets, mais aussi des UV et des intempéries. Vous pouvez également opter pour la pergola ou pour une variante plus légère, les câbles d’acier. Ces options vous permettent de combiner déco et végétaux, puisque ces structures peuvent supporter des plantations : jasmin, vigne ou rosiers grimpants, entre autres.

Comment faire un épouvantail

L’épouvantail est utilisé pour protéger le potager ou le verger des assauts des oiseaux. Traditionnellement, l’épouvantail est réalisé en bois et en paille, et habillé de vieux vêtements. Mais il existe de nombreuses alternatives simples, ludiques et tout aussi efficaces. Et si l’épouvantail tient toujours les oiseaux à bonne distance de vos plantations, il peut aussi apporter une jolie touche déco au jardin !

L’épouvantail traditionnel

Vous vous demandez comment fabriquer un épouvantail ? Rien de plus simple. Réquisitionnez quelques vieux vêtements et accessoires : bottes, jupe ou pantalon, chemise et chapeau, ainsi qu’un vieux sac de jute ou de tissu. Il vous faudra également deux piquets : l’un de 1,20 à 1,50 m et l’autre de 2 à 2,20 m, de la ficelle solide et de la paille.

  • Disposez les piquets en croix, en posant le piquet le plus petit à 50 cm de l’une des extrémités du plus grand. Nouez-les solidement.
  • Rassemblez la paille afin de réaliser des fagots. Assemblez-les à l’aide d’une ficelle attachée fermement.
  • Fixez les fagots sur les piquets, en les attachant avec de la ficelle.
  • Bourrez le sac de jute de paille et fixez-le au sommet de l’épouvantail.
  • Habillez ensuite votre épouvantail, en ajoutant de la paille si nécessaire.

Vous pouvez faire un épouvantail plus réaliste en disposant les accessoires : bottes et chapeau (pensez alors à fixer le chapeau et lester les bottes pour éviter qu’un coup de vent ne les emporte). Veiller à bien choisir l’emplacement de votre épouvantail, de préférence au milieu de la zone à protéger. Assurez-vous de le fixer solidement au sol, en l’enfonçant profondément dans la terre.

Des options originales

Si vous cherchez comment faire un épouvantail original, explorez la piste du recyclage. Un modèle « son et lumière » sera en effet diablement plus efficace pour tenir les oiseaux à bonne distance de vos plates-bandes. Pour cela, vous pouvez miser sur des matériaux bruyants et/ou réfléchissants :

  • ribambelle de bouteilles en plastique ;
  • morceaux de CD ;
  • canettes de soda.

Vous pouvez également détourner des pots de terre cuite.

Un mini-épouvantail pour un arbre fruitier

Certains arbres fruitiers sont plus exposés que d’autres. C’est notamment le cas du cerisier. Pour protéger vos fruits des oiseaux trop gourmands, vous pouvez opter pour un mini-épouvantail. Comment faire un petit épouvantail facile ? Tout simplement en recyclant un vieux CD !

  • Appliquez le CD sur un carton et reportez la forme à l’aide d’un crayon.
  • Dessinez deux oreilles et découpez le carton.
  • Peignez ou dessinez un visage de chat.
  • Collez cette tête de chat sur la face non réfléchissante du CD.
  • Percez un petit trou au sommet du crâne, passez une ficelle et accrochez votre mini-épouvantail dans votre arbre.

Pour un arbre grand et bien fourni, il peut être judicieux de prévoir 2 à 3 « chats ». Bien entendu, rien ne vous empêche de faire preuve d’imagination en utilisant d’autres personnages que le chat ! En automne, vous pouvez par exemple opter pour de mini-citrouilles. Ces Jack O’Lantern feront à la fois office d’épouvantails et de décorations d’Halloween !

Les jardins japonais : composition et caractéristiques

Le jardin japonais est une tradition qui remonte à l’Antiquité. Ode à la tranquillité et à l’harmonie, il fait désormais des adeptes dans le monde entier. Vous-même, vous vous laisseriez bien tenter ? Bonne nouvelle : nul besoin de grands espaces pour réaliser un jardin zen !

Les caractéristiques du jardin japonais

Si le jardin à la japonaise inspire la zénitude, c’est que c’est un espace harmonieux. Traditionnellement, il est supposé reproduire un paysage naturel nippon. On oubliera donc les lignes droites et la symétrie propres à notre jardin à la française, pour miser sur l’asymétrie. Dans un jardin japonais zen, les plantations alternent avec la décoration : statue de pierre ou simple rocher, plage de gravier ou de sable, lanternes… mais attention à ne pas céder à la tentation de l’accumulation ! Le jardin asiatique zen est avant tout sobre et épuré. Il s’agit donc de choisir les éléments de décoration avec parcimonie. Un seul élément est absolument incontournable : le point d’eau. Petit étang ou simple fontaine à bascule : le choix dépend avant tout de l’espace dont vous disposez.

Composer votre jardin

La composition d’un jardin japonais est une question d’équilibre entre espaces verts et décoration. Il est donc conseillé de procéder en dessinant un plan. Pour évoquer un espace naturel, on délimitera les contours du jardin avec des plantes à feuillage persistant – généralement du bambou, plante emblématique des jardins japonais. Dessinez des allées, qui chemineront entre zones plantées et éléments de décor. Pour une touche fonctionnelle et traditionnelle à la fois, misez sur le pas japonais blanc ou gris : ces dalles, qui se posent simplement à même la terre, apporteront une touche de caractère supplémentaire à votre composition.

Les éléments de décoration traditionnels

Outre le point d’eau, prévoyez un ou plusieurs rochers. Solidement ancré dans le sol, le rocher évoque les îles nippones. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on le trouve environné de sable et de gravier, sur lesquels on trace au râteau des motifs de vagues. Idéalement, vous devez d’ailleurs veiller à ce que le sable ou le gravier soit propre et orné de motifs bien visibles en permanence. Pour une composition digne d’un authentique jardin japonais, plantes et décors se doivent d’être organisés par nombres impairs, qui sont les nombres associés à la bonne fortune en Asie.

Les plantations

Un jardin de style japonais se distingue avant tout par son apparence naturelle. On oublie donc la pelouse occidentale, et l’on privilégie la mousse et les plantes couvrantes à feuillage persistant. Dans un bel espace, on plante des arbres, en misant sur les essences traditionnelles du pays du Soleil-Levant : le cerisier, bien sûr, mais aussi le pin ou l’érable du Japon. Les arbustes, tels le rhododendron, l’azalée et le magnolia, permettent de structurer l’espace, en variant les couleurs et les volumes. Outre les haies de bambous qui délimitent l’espace, vous pouvez ajouter une variété plus petite, située au niveau du point d’eau. Vous pouvez également oser le bonsaï, auquel vous consacrerez un bel espace pour le sublimer.